Jean-Yves Montfort, président de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, est cité par Maitre Eolas. Je reproduit ici mon commentaire sur une phrase du discours:

Dans une première approche, on peut donc estimer raisonnablement que la détention provisoire de vingt à vingt cinq mille “présumés innocents” n’émeut pas, en temps ordinaire, les gazettes et leurs lecteurs, les hommes publics et leurs électeurs.

C'est la force et la faiblesse de l'argumentation.

Oui c'est le vrai problème, bien sur, avec les conditions d'incarcération, mais ce dernier point au moins est rappellé régulièrement par les médias.

Mais qui mets en détention ces citoyens ? Les journalistes, les lecteurs, les hommes publics, les electeurs ?

La magistrature française me parait très fière et vigilante sur son indépendance. Il est temps qu'elle montre qu'elle sait se servir cette indépendance, ou plus simplement, qu'elle sait appliquer la procédure pénale si justement rappellée par ses membres éminents.

Oui certaines non incarcérations ou libérations vont faire du bruit si cette voie est poursuivie, et les micros vont se pointer vers les magistrats désignés responsables. Que peuvent-ils alors dire ?

Par exemple qu'il n'ont pas assez de moyens pour établir une culpabilité rapidement et que donc ils se doivent de jouer leur role de garants des libertés et de respecter le caractère exceptionnel de l'incarcération défini par la loi ainsi que la présomption d'innocence. Qui décide de ces moyens ?

Messieurs les journalistes, demandez à vos élus.

Peut-être une possibilité d'action parmis sans doute bien d'autres.

PS :