Le blog de Laurent GUERBY

samedi 27 mai 2006

Incroyable mais vrai ?

D'après un article sur brest.maville.com le nombre 29 est une marque déposée reconnue valide en France, si vous le mettez sur un T-shirt vous êtes un contrefacteur, 10 000 euros d'amende plus 1000 euros par T-shirt vendu. Les BZH vont faire sécession !

Je n'ai pas le jugement pour savoir s'il y a plus de subtilité que ce que rapporte l'article, j'ai peur qu'il n'y en ait pas ...

Via escape_l.

Ajout 20090625 1828 : La cour de cassation casse le jugement d'appel sur la marque 29, donc ça va recommencer en appel.

lundi 22 mai 2006

L'Europe va mal

La prochaine fois qu'on vous parle du différentiel de croissance entre les USA et l'Europe, vous pouvez les envoyez se documenter sur A Balanced View of the European Economy qui cite les passages intéressants d'un article intitulé Europe: a Continent in Decline? par l'économiste italien Riccardo Faini :

[...] Once corrected for demographic changes and accounting differences, the growth performance of the Euro nations since 1990 is no worse than that of the United States; [...]

À noter les graphes montrant les évolutions des taux de changes nominaux et la part des exportateurs comme l'Allemagne ou l'Italie dans les échanges mondiaux hors pétrole.

Et la section sur les inévitables différences de méthodologie statistique, je vous laisse deviner dans quel sens elles penchent.

Bref, tout n'est pas rose bien sur pour l'avenir comme cela est souligné dans l'article, mais de la à réecrire le passé pour vendre certaines "réformes"... Idéologie en action.

Ségolène Royal prends position dans le débat sur le droit d'auteur

Selon cette dépêche Yahoo après synthèse et analyse des débats qui ont eu lieu sur son site web de campagne, la prise de position de Ségolène Royal sur le débat sur le droit d'auteur est plutôt progressive (ce qui fait enrager les pontes de la SACEM) :

<auto-promotion>

Mon seul message dans ce forum est cité dans la synthèse :

Autre avantage mis en avant : une licence globale permettrait à la fois plus de liberté dans les usages et une répartition plus juste des rémunérations. Sentiment résumé par Laurent GUERBY: « la licence globale (ou un mécanisme similaire) est une solution au problème de la répartition actuelle des revenus. En effet elle permet d'éviter des mécanismes de répartition actuels (…) (exemple: SACEM, différence de moyens publicitaires, accès a la télé et à la presse, ...), et de les remplacer par des mécanismes plus modernes, ouverts et justes (…) ».

Message complet :

par Laurent GUERBY le 08-04-2006 08:04

martinus, la licence globale (ou un mécanisme similaire) est une solution au problème de la réparation actuelle des revenus. En effet elle permets d'éviter des mécanismes de répartitions actuels totalement inefficaces et injustes (exemple: SACEM, différence de moyens publicitaires, accès a la télé et à la presse, ...), et de les remplacer par des mécanismes plus modernes, ouverts et justes.

Les acteurs du milieu de la création étaient eux-même sans position commune, donc tu ne peux parler au nom de tous.

Ensuite, en plus des répétitions nombreuses et identiques de ton point de vue (est-ce que ça ajoute quelque chose de répéter 50 fois ?), et les attaques personnelles (toujours agréable), tu ne fais qu'ajouter à la confusion.

En effet, la copie n'est pas du vol (et encore moins de la piraterie), mais de la contrefaçon, le législateur fait une différence importante et avec de très bonne raisons.

L'édifice actuel du droit d'auteur est un équilibre entre le public et les auteurs, basé sur le pari que sans protection des auteurs le public serait lésé car il n'y aurait plus d'oeuvre. Cet équilibre est bien entendu très sensible à la technologie car jusqu'à l'avènement de l'internet il fallait un gros capital pour pouvoir publier.

Maintenant ce n'est plus le cas, et il est totalement légitime de considérer d'autres voies que l'extension de la repression et le controle total de la chaine par les industriels jusque dans la vie privée la plus intime. Et les effets nocifs colatéraux sur la compétition dans des dommaines liés partiellement à la création comme l'informatique et l'electronique, effets nocifs qui sont probablement économiquement bien plus importants que le chiffre d'affaire total de l'industrie de la création artistique (sans parler des variations de quelques pourcents dudit chiffre).

Dernier point, la licence globale proposée était une expérimentation avec une évaluation programmée. Si ça ne marche pas on l'aurait vu.

Et si ça marchait, gagnant gagnant pour les auteurs et le public ? ... Oui la ça fait vraiment peur à certains.

Non ?

</auto-promotion>

Avertissement : je me suis comme Hugues incrit au Parti Socialiste et j'ai assisté à trois réunions de la section du deuxième arrondissement de Paris. Un thème récurrent est le débat sur les politiques migratoires, avec pour la dernière la présence de représentants de plusieurs associations aidant les étrangers en situation difficile qui nous ont apporté leur analyse des évolutions législatives, et de la très probable campagne de "charter" massive qui va avoir lieu en juillet à la fin de l'année scolaire. Je reviendrai sur le sujet.

vendredi 19 mai 2006

Oseille

Dans la série jardinage, après les salades et les tomates, parlons un peu de l'oseille.

Alice et Bob ont besoin de plus que de salades et tomates pour vivre, ils pourraient essayer de troquer des tomates contre des meubles, des vètements, des livres. 2 livres et une planche contre 3 tomates et une salade, échange vendredi à 17 heures à coté du puit. Bref, peu pratique.

Une solution pour rendre plus pratique les échanges est l'usage d'une monnaie, vous vendez quelque chose, vous travaillez, vous recevez en échange une quantité de monnaie, que vous pouvez dépenser plus tard en achats de services et de biens qui sont tous mesurés dans cette monnaie. C'est pratique, cela rends les comparaisons bien plus simples et le stockage pour plus tard possible.

Durant certaines périodes de l'histoire la monnaie avait physiquement de la valeur (les pièces étaient en métaux rare comme l'or), ou était une représentation papier d'une certaine quantité fixée de métaux rares tenus en réserve, c'était le cas du dollar américain - au moins pour les banques centrales - de 1944 jusqu'au 15 août 1971, durant des accords de Bretton Woods. Il y a plusieurs problèmes lorsque la monnaie a une valeur physique : la répartition géographique initiale (les gisements) n'est pas uniforme ce qui pose des problèmes géopolitiques, la quantité disponible est limitée (par rapport à la population par exemple), la production peut varier brutalement au fil des découvertes, etc...

De nos jours les différentes monnaies sont des monnaies fiduciaires, c'est à dire basées seulement sur la confiance en l'emetteur, en général un état ou ensemble d'états par exemple pour l'Euro.

Pour mesurer la quantité de monnaie on utilise les agrégats monétaires : la partie pièces et billets est appelée le "M0", en ajoutant les comptes courants cela devient le "M1", etc... jusqu'au "M3" que j'ai déjà mentionné sur ce blog. Pour l'euro, les dernières statistiques de mars 2006 montrent que le M0 est a 536 milliards d'euros, et le M3 est a 7227 milliard d'euros, donc seulement 7.4% de la masse monétaire au sens large est sous forme de pièces et billets (le pourcentage est à peu près identique pour le dollar américain).

Suivant la quantité de monnaie disponible par effet de rareté plus ou moins intuitivement on se doute que les prix en monnaie des biens et des services vont fluctuer les autres paramètres restant constants. Une des mesures cet effet est l'inflation, en gros on essaie de prendre un panel assez grand et représentatif de biens et services à qualité constante (ce qui est un exercice pas évident, je reviendrai sur le sujet). En pratique, comme on peut le constater sur les graphes de ce billet chez Ludwig von Mises Institute les taux de croissance de la masse monétaire des différentes monnaies et les inflations mesurée sont plutot liées.

La question est alors : qui décide de la quantité de monnaie disponible, en d'autres termes qui fabrique vraiment la monnaie fiducaire ? Les états ? Les banques centrales ?

Réponse au prochain billet.

mardi 16 mai 2006

La France va mal

Une étude de KPMG comparant les pays du G7 plus deux le prouve par A+B :

[...] Les résultats de l'étude montrent que la France est troisième en termes d'attractivité économique après Singapour et le Canada. Ses atouts sont des coûts plus faibles dans les domaines de l'énergie, des transports, des prix de revient du foncier et même des coûts salariaux réels... charges sociales comprises! Même constat au niveau des grandes métropoles: Paris se place également devant ses grandes rivales Londres et Francfort. [...]

Il faut donc baisser les charges sociales, CQFD. Et baisser la part du PIB dédié aux infrastructures publiques juste pour la route. Et privatiser sauvagement les choses qui marchent pour les "améliorer", voir le rail, l'éducation, la santé et l'énergie de l'autre coté de la Manche.

On est pas aidé en France en effet...

Une petite digression, pour ceux qui ont lu mon billet sur les dividendes qui enrichissent les actionnaires, allez découvrir ce qu'en disent les professionnels de la finance dans cet article sur Le Monde.

Ajout 20060521 1351: Ceteris Paribus parle de la "fuite des cerveaux" tout comme Jérome a Paris, les deux basés sur les chiffres OCDE 2000. Ca va très mal...

dimanche 14 mai 2006

Clearstream v1 ou v2 ?

On parle beaucoup du corbeau de Clearstream 2 mais bien peu du véritable scandale de Clearstream 1 : l'absence de pouvoir effectif de la justice vis à vis de la criminalité financière. Un petit tour d'horizon :



[...] Cela fait des années que certains, dans l'indifférence la plus absolue, tentent d'attirer l'attention sur un mal endémique dont les attributs les plus visibles, si l'on peut dire, ont pour noms sociétés offshore, paradis fiscaux, rétrocommissions, secret bancaire. [...]

[...] Je crois que la vraie affaire qui se cache derrière l'affaire politique dont on parle actuellement, qui n'est pas l'essentiel, même si elle est importante et pose des questions graves, ce n'est pas l'affaire des frégates de Taïwan. C'est une affaire beaucoup plus importante, qui est celle de la régulation du système financier international. [...]

A l'heure ou on s'apprète à mettre en place un système de traçabilité mondial pour les échanges de fichiers numériques avec le pire du privé et des états en violation des règles élémentaires de protection de la vie privée, de la concurrence et de l'interopérabilité et ça pour un préjudice économique fort ténu (si il existe), nous allons bientot fêter le dixième anniversaire de l'appel de genève (1er octobre 1996) et rien n'a été fait pour qu'un juge puisse mettre moins de 2 ans à remonter un simple virement entre deux comptes.

Voila le vrai scandale.

samedi 13 mai 2006

Google vs Yahoo

Je ne sais pas si c'est moi mais j'ai l'impression que google est à la rue niveau indexation du web ces derniers temps. Résultat je suis passé sur Yahoo Search, d'autres expériences ou des rumeurs ?

mardi 9 mai 2006

Quelques liens

A peine remis de l'enterrement de vie de garçon de mon futur beau-frère :

mardi 2 mai 2006

Scientifiquement prouvé

Dans la catégorie économie sérieuse chez MaxSpeak :

Dans la catégorie économie pas sérieuse une présentation d'une heure trente très intéressante de George Akerlof , à visionner après la lecture de ce billet chez Notes d'un économiste.