Pour copier les suisses (au nom de l'égalité bien sur :), un projecteur sur quelques blogs :

Ayant vécu et travaillé dans plusieurs pays étrangers, les patrons français sont incroyablement antipathiques. Un patron américain a beaucoup de défauts, mais c’est quelqu’un de sympa et d’agréable. De très nombreux patrons français sont cassants avec leur équipe, colériques, méprisants, ou jamais disponibles.

  • Chose peu commune, un émérite blogueur français à droit à un article complet et sa photo dans Le Monde, je référence souvent ses articles et ceux de European Tribune, plus de détails et une traduction en anglais de l'article ici et la. Je suis toujours surpris de ne pas voir Jérome repris plus grandement sur la blogosphère française (certes c'est en anglais mais les liens vers des articles en anglais sont communs). Un extrait :

Et, en bon technocrate, il défend l'Etat. "Sur les questions de santé, d'énergie, de régulation des entreprises, on a besoin de gérer les externalités que les mécanismes de marché ne sont pas capables de contrôler, comme la pollution, le changement climatique."

[...] " Outre sa contribution à "Daily Kos", il a monté un site européen pour répondre aux médias anglo-saxons, où s'exerce d'après lui "une vraie démonisation" de la France, "le pays qui défend encore le rôle de l'Etat". "Les Anglo-Saxons ne peuvent pas admettre que l'électricité, en Europe, fonctionne grâce aux surcapacités françaises qui ont été planifiées par l'Etat français."

Pourquoi écrire aux Etats-Unis ? "C'est là où le débat se passe et là où les outils de discussion collaboratifs (traduisez : le blog) ont été inventés, répond-il. Et ce n'est pas idiot pour un étranger d'essayer d'influer sur le débat américain." La France du non le déprime, mais il constate avec intérêt que Ségolène Royal emprunte à la méthode des "Kossacks" sur son blog quand elle demande aux citoyens-lecteurs de faire leurs propositions.

S'il devait faire de la politique, Jérôme Guillet se ferait l'avocat du modèle français, ce pauvre modèle qui "n'est plus défendu de manière audible", alors qu'il a "des arguments" que des milliers de blogueurs américains trouvent intéressants.

So the bad side-effect of the YearlyKos convention is dealing with the media hordes who can't understand that this movement truly is leaderless. It doesn't fit any of their pre-existing biases and frames, so I have to be the "leader" of this "cult". Or something like that.

[...] Finally, a hat tip to the Nation's Ari Melber, who wrote what must be one of the best pieces about the conference. Read it all, but I particularly like this passage.

Yet many of the online activists are new insiders who got noticed more for ideas and attitude than for their political connections. The top bloggers also have an ongoing dialogue with thousands of people, providing an instant, public reality check through online comments. (Typical political insiders do not face such accountability once they enter pundit orbit.) As Salon's Peter Daou emphasized this weekend, bloggers can cross-pollinate with mainstream media without being co-opted, because "the blogosphere is a new power base, a stand-alone entity with its own ethos." Most important, this open, interactive structure may be a model for profound societal changes beyond Democratic politics.