cacambo ouvre le débat important de la liberté d'expression des fonctionnaires, je cite sa conclusion :

Finalement, cette affaire est assez représentative d'un divorce entre une certaine fonction publique et la démocratie, celle-ce souhaitant s'exempter de la tutelle de celle-là au profit d'une forme "d'auto-gestion". Ce que je trouve finalement le plus regrettable, c'est qu'il se trouve des personnes dites "de gauche" (et aussi parfois de droite) pour défendre, et même pour simplement tolérer, ce type de comportements qui certes peut conjoncturellement correspondre à leurs opinions, mais qui peut conduire in fine à remettre en cause le principe même d'un gouvernement Républicain...

Je ne suis pas vraiment d'accord, voir mes commentaires chez cacambo pour une partie des arguments.

Mais je ne peux m'empécher de constater que les fermetures de blogs de fonctionnaire deviennent fréquents ces derniers temps. Voir les réactions sur le Monolecte (et la), chez démocratie sans frontière et Crise dans les médias (au-dela des fonctionnaires).

Et quand je vois ce que, par un troublant hasard, Menzie Chinn d'Econbrowser décrit aujourd'hui outre-atlantique :

In testimony before the House Ways and Means Committee, Foster for the first time discussed publicly how Thomas Scully, the former director of the Centers for Medicare and Medicaid Services (CMS), threatened to fire him if he responded to requests by members of Congress seeking cost estimates of the Medicare bill that Congress passed last year.

The Congressional Budget Office had estimated the new law would cost $395 billion, while Foster's tally was $534 billion. Many conservatives resisted the bill, and others were only convinced to support it by promises that it would not top $400 billion.

House Ways and Means ranking member Charles Rangel, D-N.Y., said if Foster's estimate had been made public, the bill would have died. "You would not have had the votes to pass this if the cost of the bill was known," he said. As the bill was being crafted, Foster said his estimated price tag fluctuated but remained between $500 billion and $600 billion.

Foster said he reminded Scully of conference report language in the 1997 Budget Act that established the Medicare actuary as an independent office given the task of providing Congress with "prompt, impartial ... information."

But Scully dismissed that language in "unprintable" terms, Foster said. "The polite version was that the conference report meant nothing," he added.

After consulting an HHS lawyer who advised him that Scully did have the authority to prevent him from sharing his analyses, Foster said he determined to remain at the agency despite what he thought were Scully's "inappropriate ... unethical" demands.

Rassurant sur la position de ceux qui estiment que seul le ministre à le droit de parler au public ... En quoi ce verouillage sert l'intérêt général ?

Quelques articles pertinents de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen

Article V - La Loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n'est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elle n'ordonne pas.

Article XI - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme: tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté, dans les cas déterminés par la loi.

Qu'est-ce qui est nuisible dans le fait d'avoir des fonctionnaires qui s'adressent aux citoyens au point de s'aliéner le droit à la liberté d'expression exactement ?

Ajout 20061025 1924 je cite Maitre Eolas sur un cas ou la liberté de parole prime :

[...] En effet, l'avocat est protégé, dans ses écritures judiciaires (assignation, conclusions, citation...) et dans ses plaidoyers contre les délits d'injure, de diffamation et d'outrage. C'est l'article 41 al. 3 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui pose cette immunité (que nous partageons avec les parlementaires). La cour de cassation a récemment jugé que cette immunité s'appliquait même quand les écritures mettent gravement en cause la probité du magistrat qui a rendu la décision attaquée en des termes particulièrement outrageants Crim. 11 oct 2005. La liberté de parole de la défense d'une valeur supérieure à la répression des abus de la liberté d'expression. [...]

Ajout 20061026 1238 : Un passage de la dernière note de Guy Vallet concerne le point de ce billet :

[...] Les 3 points négatifs :

L'obligation de réserve qui bride, pour une certaine part, la réactivité, [...]