Mentionné par Alexandre Delaigue son interview sur libération a un passage amusant :

[...] Comment expliquer qu’on trouve rapidement plusieurs dizaines de milliards d’euros pour sauver les banques, alors qu’on peine à financer les 1,5 milliard que coûte le RSA ?

C’est d’abord une question de choix politique. Mais on ne parle pas tout à fait de la même chose. Le RSA, c’est 1,5 milliard tous les ans. 40 milliards pour les banques, il faut le faire une fois, et le faire en prenant des participations qui seront peut-être revendues, donc avec un coût réel qui ne sera pas le même. D’autant que ça peut être rentable pour l’Etat en revendant les actions plus tard, quand elles auront augmenté. Autre explication, plus cynique: sauvegarder le système de paiement est beaucoup plus important pour tout le monde, y compris pour les bénéficiaires du RSA, que le RSA en lui-même. Pour les bénéficiaires du RSA, les conséquences de la crise peuvent être pire que les difficultés à financer le RSA.

40 milliards d'investissement "une seule fois" est strictement équivalent a 1.5 milliards par an perpetuellement si on prends un taux d'intérêt sans risque a 3.75%, ce qui est en dessous des taux long terme actuels (plutot entre 4 et 5%). Donc Alexandre Delaigue est bien correct sur le fait qu'on a un choix politique mais c'est niveau "bétisier" sur la comparaison de coût (sans parler des risques pris). Pour ce qui est de la sauvegarde du système de paiement en France, a ma connaissance il n'est pas en danger, seule la fonction de crédit des banques est sous surveillance.