Le blog de Laurent GUERBY

Résultats de votre recherche de chomage.

dimanche 31 janvier 2010

Larry Summers lit mon blog !

Larry Summers a déclaré selon la BBC :

The US president's economic advisor Larry Summers, also in Davos, called the level of unemployment in the US "disturbing".

He suggested there had been a fundamental shift in the US economy. "At the moment just one in five men in the US between 25 and 54 aren't working" he said.

Mr Summers warned that assuming there was a reasonable recovery, that number could rise to one in seven. That compares to 95% employment in the 1950s, suggesting a "profound change" in the structure of the US economy.

"This is a statistical recovery but still a human recession," he said.

Et en effet si on graphe le taux de sans emploi parmis la population des hommes de 25 a 54 ans aux USA (source BLS, sans ajustement saisonnier) :

Le dernier point en decembre 2009 donne 19.7% de sans emploi soit 12.2 millions d'hommes agés de 25 a 54 ans qui ne travaillent pas sur une population civile non institutionnelle de 62.1 millions. Comme ce taux a tendance historiquement a augmenter en janvier et février il devrait mécaniquement dépasser les 20% soit un sur cinq.

Je n'ai pas mis les emplois "a temps partiel" (moins de 35 heures par semaine selon le BLS) mais la série commence en 1986 autour de 4% et est actuellement à son maximum historique de 6.5% d'employés a temps partiel, soit plus de 26% des hommes de 25 a 54 ans qui n'ont pas d'emploi a temps plein.

Le taux de chomage officiel publié par le BLS pour cette population est lui de 9.9%, soit la moitié du taux de sans emploi.

La situation des femmes de 25 a 54 ans n'est pas meilleure, le pourcentage qui ne travaillait pas en décembre 2009 est de 30.9% soit 19.6 millions sur une population de 63.5 millions. La courbe de sans emploi des femmes de 25 a 54 ans descends depuis 1948, a atteint un minimum puis remonte maintenant : il faut remonter a mars 1988 pour retrouver le niveau de décembre 2009 soit deux décennies de gains effacée par la crise actuelle. Le taux de chomage officiel de cette population est lui de 7.6%.

Et bien sur toutes les autres catégories de population sont moins bien loties donc le 19.7% pour les hommes de 25 a 54 ans est un minimum.

Pour référence Eurostat donne pour la France au 3ème trimestre 2009 (les données mensuelles ne sont disponibles que pour le chomage ...) une population de 12.1 millions d'hommes de 25 a 54 ans, avec un taux de sans emploi de 12.3%, soit un homme sur 8 sans emploi, et un taux de chomage de 6.9% pour cette population via "LFS series - Detailed quarterly survey results / Total Population / Population by sex, age groups, nationality and labour status (1000)". Pour les femmes de 25 a 54 ans la population est de 12.5 millions, le taux de sans emploi de 23.3% et le taux de chomage de 8.2%, donc on retrouve pour cette population une inversion de type "plus de personnes travaillent mais le chomage est plus elevé" déja décrite dans ce blog (données de chomage non normalisées par l'OECD cependant, je n'ai pas trouvé de données récentes OECD).

Et l'INSEE lit ausi mon blog :) dans une publication intitulée Le « halo » du chômage : entre chômage BIT et inactivité on peut trouver quelques statistiques interessantes sur la différence entre les chomeurs et "les inactifs souhaitant travailler" (cela ne s'invente pas) :

  • 23.1% des chomeurs a un trimestre donné ont retrouvé un emploi le trimestre suivant, contre 14.1% des "inactifs souhaitant travailler" : il y a un écart entre les deux populations mais il n'est pas si grand.
  • si on regarde la situation de ceux qui ont un emploi 2.0% etaient chomeurs au trimestre précedent mais 0.4% etaient des "Inactif souhaitant travailler" et ... 1.3% des "Inactif ne souhaitant pas travailler" donc au total de ceux qui entrent dans l'emploi 2.0% sont chomeurs et 1.7% sont inactifs, la différence est très faible a 54% contre 46% dans la population accédant a un emploi.

L'attention est actuellement focalisée sur le taux de chomage mais si les "inactifs" sont oubliés le risque est grand de faire des erreurs de diagnostic et donc de ne pas trouver les bonnes solutions à la crise.

Billets précédents sur ce thème :

jeudi 4 juin 2009

Pascal Lamy, propriété intellectuelle et protectionnisme

Dans une interview, Pascal Lamy, directeur de l'OMC déclare :

Le chômage partiel constitue une défense pour les travailleurs face à la crise bien plus efficace que les mesures protectionnistes, a estimé jeudi le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy. "Le chômage partiel comme en Suisse protège beaucoup mieux les travailleurs que n'importe quelle mesure protectionniste", a expliqué M. Lamy dans un entretien au journal helvétique Le Temps. [...]

Bien sur Pascal Lamy oublie volontairement que la propriété intellectuelle est la forme la plus puissante de protectionnisme actuellement en vigueur, équivalent a des droits de douanes de plusieurs centaines de pourcent ou infinis, a comparer avec les quelques pourcents des mesures labellisées "protectionnistes" historiquement.

Et ce protectionnisme via la propriété intellectuelle peut aussi tuer, pas plus loin que dans notre chère Europe comme décrit dans Indian drug seizure by EU may force firms to change routes, je cite :

Frequent seizure of Indian drug consignments in Europe may force domestic pharmaceutical firms to avoid the European sea routes to destinations in Africa and Latin America, Commerce Secretary G K Pillai said.

Concerned over continuation of the “non-trade barriers” (seizure of drug consignments), Pillai said the Indian firms would have to avoid “European ports and take the goods through some other ports”.

The seizure of drug consignments by European authorities has gained momentum in recent times. In the past few months, four large Indian consignments destined to African countries were seized at European ports ostensibly on allegations of patent violations. [...]

L'Europe est sur la route commerciale logique entre l'Inde (et la Chine) vers l'Afrique et l'Amérique du Sud, la technique employée par les firmes pharmaceutiques occidentales est de porter plainte quand le bateau fait juste escale dans un port européen pour violation de brevet. Même si le médicament n'est pas couvert par un brevet ni dans le pays fabriquant ni dans le pays destinataire. Fantastique non ? Cela fait plaisir de voir comment l'administration européenne et ces firmes pharmaceutiques placent la vie des être humains en dessous de leur idéologie pour la propriété intellectuelle.

Health Action International (HAI) a recemment demandé au gouvernement néerlandais de publier des statistiques sur ces saisies, après quelques manoeuvres des statistiques partielles ont été diffusées, je cite un courriel sur ip-health il y a quelques heures :

FOI request Dutch Government: 17 seizures in Netherlands confirmed.

The Freedom of Information Act request (WOB verzoek) filed by Health Action International Europe to the Dutch government in April 3rd has led to the following:

After two notifications of delay in the FOI procedure, HAI finally received a response on the 7th of May. Most of the WOB for information on requests by right holders to customs and notifications of customs to right holders, plus further communications between both these interested parties has been rejected on the basis of commercial confidentiality/confidentiality obligations and 'competition sensitivity'.

The customs authority did give the following information:

There have been 17 seizures by the Dutch authorities in the year 2008 on the basis of EU regulation 1383/2008. Of these 16 came from Indian and one from China and were destined as follows:

Peru (x5) Colombia (x4) Ecuador (x2) Mexico (x2) Portugal (x1) Spain (x1) Brazil (x1) Nigeria (x1)

Type of medicine: cardio logical medicines (together 100.000 pills and 1850 kg) (x8) lifestyle medicines (together 400kg) (x5) aidsstoppers (together 30.000 pills and 24 kg) (x2) medicines for dementia (94.000 pills) (x1) medicines against schizophrenia (500.000 pills) (x1)

Action:

6 assumed permission (permission to destroy, means generic manufacturer did not react to letter by right holder) 4 No action 2 Declaration of distance / waiver 1 sequestration 1 amicable settlement 1 still on 1 summons by proprietor 1 no reaction by proprietor

The amount of ongoing requests by rights holders for vigilance by customs is 48. Per request one or more (sometime dozens) of medicines can be listed.

Unfortunately the 3 page response is in Dutch only; it will be posted on our website shortly.

Sophie Bloemen / European Project Officer / Health Action International (HAI) Europe

On peut donc voir que le protectionnisme en version extrême (destruction de médicaments efficaces pour soigner des patients !) est à l'oeuvre en Europe, simplement appliqué la ou il est sans doute le plus improductif économiquement.

Quelques billets à lire ou à relire :

Ajout 20090605 1459 : lire Swedish Pirate Party Set To Win Seats In EU Elections , je cite :

[...] The Pirate Party does not directly have any programme related to IP and developing countries, but it says its aim of doing away with the patent system, especially on pharmaceutical products, “would save many, many lives.”

Engström said the industry is “unbelievably immoral” when it does not allow developing countries that can afford to produce the medicines themselves do so. He also said that a reform is needed as more than 80 percent of European pharmaceutical companies’ income comes from the state. He said this is a waste of taxpayers’ money as the state gets little in return. [...]

Ajout 20090621 0103 : Dans la série la propriété intellectuelle tue, un professeur de Stanford qui offre gratuitement un logiciel d'aide au traitement des malades du SIDA est attaqué en justice par un laboratoire qui reçoit des financements de l'union européenne pour violation de brevet, a lire :

Ajout 20090729 2148 : chez techdirt : Patents On Common Beans Rejected 10 Years Too Late, ou comment un brevet trivial peut servir de taxe a l'importation pendant 10 ans. Une illustration parfaite de l'équivalence entre brevet et taxe protectionniste :

But, none of that stopped 10 years of being able to tax or ban every shipment of these beans into the US. Even beyond the question of why it took 10 years to dump this patent, you have to wonder how a patent on a bean got approved in the first place.

samedi 24 janvier 2009

L'inexorable ascension de la population sans emploi aux USA

En ces temps de crise la question se pose de savoir si cet épisode est pire que les précédents et certains utilisent les chiffres du chômage pour cela, or on peut être sans emploi mais pas chomeur, c'est a dire un inactif, et faire partie de ceux qui n'ont pas d'emploi mais qui - d'après l'administration - n'en cherchent pas.

Un homme agé entre 25 et 54 ans a en pratique peu d'excuses pour ne pas travailler : trop vieux pour les études, trop jeune pour la retraite. Et cela quel que soit l'époque ou le pays, un avantage de cette mesure. De plus ce groupe est le plus important numériquement dans les statistiques détaillées.

Un petit graphe pour illustrer la situation de cette population aux USA :

USA men aged 25 to 54

La courbe rose montre les sans emplois tout compris et se décompose en la courbe jaune qui est le pourcentage considéré comme chomeur par l'administration (attention ce n'est pas exactement le taux de chomage officiel car le dénomiteur est la population complète et pas la population dite active) plus la courbe bleue qui est le pourcentage d'inactif.

On ne peut que constater que le nombre d'inactif augmente inexorablement passant d'autour de 3% en 1948 a plus de 9% apres 2003. La part de chomeur elle oscille autour de sa moyenne sur la période a 4%. Le total des sans emploi se maintient en dessous des 8% jusqu'en 1974 et puis s'envole avec trois pics a 14% en 1982, 2003 et 2008 sans jamais redescendre en dessous des 8%.

Quelle est la situation de ces hommes de 25 a 54 ans qui en 2008 n'ont pas d'emploi et n'en cherchent pas, soit 8.7 millions de personnes ?

Le moins qu'on puisse dire c'est que ces chiffres, pourtant disponibles, n'interessent absolument pas les économistes : après de multiples requêtes auprés d'économistes blogueurs je suis rentré bredouille avec exactement zéro papier étudiant ce phénomène massif qui est pourtant probablement une clé de la compréhension du monde du travail après la deuxième guerre mondiale. Sachant qu'on ne manque pas d'articles et papiers sur les chomeurs, en particulier pour nous rabacher que la France est sclérosée et qu'il faut faire comme aux USA et UK pour "avoir moins de chomage".

La question reste ouverte, et l'expertise de mes lecteurs est bienvenue.

Un détail technique : la population de référence (le dénominateur) pour les chiffres que je cite est la Civilian Noninstitutionalized Population (62.2 millions d'hommes de 25 a 54 ans en 2008) qui en particulier ne compte pas les personnes en prison or 2.3 millions de personnes sont en prison aux USA en 2007 et les hommes représent plus de 90% de la population carcérale USA en 2005, il est donc probable qu'il faille ajouter 2 a 3% au chiffre des sans emploi et des inactifs pour arriver autour de 10 millions de personnes, avec la aussi une croissance historique forte.

Pour finir, si on ajoute le temps partiel un quart de cette population n'a pas d'emploi a plein temps en 2008.

Billets précédents sur ce thème :

Ajout 20090126 1208 : Le même article sur agoravox.

Ajout 20090126 1436 : Et sur le forum bulle immobilière.

Ajout 20090126 1715 : J'ai eu une réponse a ma question au BLS (merci !) sur les différentes mesures de la population, le détail mensuel par sexe, age et race est disponible ici. En novembre 2008 on a donc pour les hommes de 25 a 54 ans :

  • 62240877 en "Monthly Postcensal Civilian Noninstitutional Population"
  • 63756555 en "Monthly Postcensal Civilian Population"
  • 64375926 en "Monthly Postcensal Resident Population"
  • 64602209 en "Monthly Postcensal Resident Population plus Armed Forces overseas"

Sauf erreur d'interprétation la différence entre Civilian et Resident sont les forces armées actives stationnées aux USA soit 619 371 militaires, a l'étranger de 226 283 militaires. Et la différence entre la Civilian Noninstitutional et la Civilian est de 1 515 678 qui sont les personnes dans "nursing homes, prisons, jails, mental hospitals, and juvenile correctional facilities." dont je pense une grande majorité est en prison.

Ajout 20090128 2102 : Une version en anglais et étendue de cette analyse Fat Knowledge : The Misleading Nature of the Unemployment Statistic .

Ajout 20090218 2000 : Angry Bear reprends ces données, discussion en cours.

Comme noté sur divers blogs, j'ai finalement envoyé un courriel a 20 economistes blogueurs sur le sujet de ces données avec le graphe, le tableau, les sources et l'autorisation explicite de poster ces données et autre sans faire référence a mon blog, mon objectif étant de trouver une explication pas de faire de la publicité pour ce blog. Avant Angry Bear trois blogueurs m'ont répondu, Calculated Risk (remerciement), John Quiggin et James Hamilton me donnant en référence ce papier. Mon analyse est que ce papier n'explique pas le phénomène dans sa durée et son ampleur :

After a first reading and if I did not misinterpret, the paper looks at 1978-1998 period with 1984 as reference of a change in legislation and ends up with a numerically low effect: 0.5% on unemployment measure. Other factors are cited (like on my blog) but not analyzed quantitatively.



If you look at the 1948-2008 data as I did you'll notice quickly that 1960-1984 and 1984-2008 (to take an equal number of years on both side while retaining the maximum data) see the exact same increase in the inactive population, +3 points for the first period from 3% to 6% and then again +3 points from 6% to 9%, both in 24 years.



I of course don't have references on legislative changes related to disabilities on the 1960-1984 period, but the data above confirm that the 1984 change is very low impact, if not null on the big picture of the inactive population evolution.



If you know about other references on this topic, and/or if you could give more visibility to this data piece I'd be very grateful (as I said I'm not looking for a link to my blog so feel free to cite without link or attribution).



Thanks again for your time

J'espère que la discussion aménera des informations et analyses.

mardi 18 mars 2008

Le Colbert Report lit mon blog !

Le Colbert Report nous explique dans la vidéo The Word - The Audacity Of Hopelessness comment alors que l'économie a détruit 63 000 emplois et que la population augmente le taux de chomage aux USA a baissé de 4.9% à 4.8%, c'est vers 1 mn 40 s pour les pressés. En prime le fonctionnement de la machine a transformer les chomeurs en inactifs illustré.

Un bonne rigolade au passage sur le dos des économistes et ils le méritent bien sur cette affaire.

A quand cet épidode obligatoire au programme SES du lycée ?

En moins drôle ici. Via Angry Bear.

dimanche 9 mars 2008

Le New York Times lit mon blog !

David Leonhardt, journaliste au New York Times, publie dans un article intitulé "Unemployed, and Skewing the Picture" un graphique très intéressant sur l'évolution parallèle du taux de chomage vs le taux de non emploi des hommes de 25 a 54 ans aux USA :

Son commentaire :

Consider this: the average unemployment rate in this decade, just above 5 percent, has been lower than in any decade since the 1960s. Yet the percentage of prime-age men (those 25 to 54 years old) who are not working has been higher than in any decade since World War II. In January, almost 13 percent of prime-age men did not hold a job, up from 11 percent in 1998, 11 percent in 1988, 9 percent in 1978 and just 6 percent in 1968.

On voit très bien sur le graphique qu'a taux de chomage égal à 4% en 2008 il ya 12% de personnes qui ne travaillent pas vs 9% en 1980, une différence d'un tiers et presque équivalente à la population considérée comme chomeuse ! Toute étude historique basée sur le taux de chomage pour évoluer une politique donnée va donc être complètement faussée.

Après Dean Baker, Raymond Torres et Paul Krugman qui sera le suivant a briser l'orthodoxie sur l'omnipotent "chômage" ?

Via The Misleading Jobless Rate chez Big Picture. A noter aussi un autre billet de Paul Krugman sur le sujet.

Historique des billets de ce blog sur ce sujet :

Résumé des arguments :

  • Le chomage est une mesure psychologique car il exclut de la population considérée ceux qui ne cherchent pas un emploi "suffisament". Si on mettait bout a bout les définitions utilisées par les différents organismes on aurait probablement une trentaine de graduations entre "travaille" et "ne travaille pas mais n'est pas chomeur" ce qui est révélateur du ridicule de la mesure.
  • Une bien meilleure mesure de l'état général du marché du travail (s'il ne faut retenir qu'un chiffre) est le taux d'emploi des hommes de 25 a 54 ans, ce qui est une mesure objective, non falsifiable, et qui va être comparable dans le temps et entre les pays.
  • Cela exclut les femmes, mais en historique et entre les pays leur ryhtme d'entrée sur le marché du travail est différent donc c'est difficile a corriger objectivement. Sur les dernières années dans les pays riche la situation des femmes tends à se normaliser.
  • Cela exclut les (pré)retraités mais l'age du départ est un choix social plus que purement lié au marché du travail, la encore difficle a corriger objectivement.
  • Cela exclut les jeunes, mais pour le 15-24 ans un taux d'emploi de 100% n'est pas souhaitable car personne ne ferait des études et la aussi trouver un taux optimal objectif est difficile : le choix social va dominer la situation du marché du travail.
  • Enfin il reste la problématique du temps partiel subi ou non et des heures travaillées et leur rémunération effedtive dans le taux d'emploi, par exemple au UK le temps partiel est plus étendu et plus faible en heure qu'en France (plutot 15h que 25h) mais c'est difficile d'intégrer cela dans un seul chiffre, à réserver pour une analyse plus poussée.

Bref, l'utilisation du taux de chômage pour dire "regarder ailleurs il est plus bas donc il faut changer" est simplement du déclinisme idéologique. Ce qui est sclérosé n'est pas le marché du travail français mais simplement la communauté des économistes qui l'analyse.

Petit jeu concours : combien de décennies avant que ces points rentrent dans le débat du gratin de l'économie gauloise ?

Ajout 20080316 0957 : Lies, damned lies, and statistics chez com-vat, je cite :

[...] notre taux de chômage passe enfin sous la barre des 8% quand la norme occidentale est plutôt à 5%. [...]

La propagande est efficace ... Ma réponse :

La norme occidentale est juste une mesure de l'avancement de l'appareil statistique a transformer des chomeurs en inactifs, pas quelque chose qui permets de comparer objectivement l'état du marché du travail dans le temps ou entre les pays.

Quelques chiffres :

Au quatrième trimestre 2004 selon l'OCDE le taux de chômage normalisé pour les hommes de 25 a 54 ans était de 4.6% aux USA et de 7.4% en France. À la même période et pour le même groupe, le taux d'emploi était de 86.3% aux USA et de 86.7% en France.

On constate donc sur ce groupe un taux de chômage 60% plus élevé en France qu'aux USA alors que plus de personnes travaillent dans le groupe choisi, ce qui est contre-intuitif si on s'attends à ce que le niveau de chômage reflète la situation du marché du travail.

Il faut donc bien se garder d'interpréter sans précaution les chiffres du chômage. En effet la définition du chômage repose sur la distinction fragile entre non-emploi d'un actif potentiel et l'inactivité, malgré les effort de définition et de normalisation cette mesure reste extrêmement subjective et donc influençable facilement par différentes politiques n'améliorant sans-doute pas véritablement la situation du marché du travail.

Ajout 20080416 : Toujours sur le même sujet

Un autre graphe du New York Times :

lundi 25 juin 2007

L'OCDE lit mon blog

Dans le billet un rappel sur la définition du chômage le 8 janvier 2007 je décrivais une petite contribution personnelle à l'article chômage de wikipedia. Le 3 juin 2007, MaCRoEco (X/ENSAE maintenant macroéconomiste dans le secteur public d'après sa page) rajoute une référence à un article du Monde (jai rajouté le lien) sur la position d'un économiste de l'OCDE sur ce sujet :

Raymond Torres, économiste de l'OCDE, cité par Le Monde, 30 mai 2007 : le taux de chômage est un indicateur de moins en moins pertinent pour juger de l'efficacité du marché de l'emploi.

Le CV de Raymond Torres indique Head of the Employment Analysis and Policy Division, OECD.

Mon premier article sur cet indicateur est les manifestants français sont des dieux en économie écrit le 23 avril 2006 soit deux mois après l'ouverture de mon blog.

Allez, bientot les heures travaillées :).

Ajout 20070721 1122 : sur un sujet connexe et sans doute plus fondamental un bon billet de reflexion sur la valeur travail chez Ava

mardi 27 février 2007

Heures travaillées

J'ai toujours eu du mal à réconcilier les chiffres assemblés sur Travail, chômage et société et le tableau habituel de l'OCDE ou on trouve la France bonne dernière : 1535 heures annuelles pour la France, 1672 heures au UK, etc... Un article de La Tribune du vendredi 23 février page 31 me donne la réponse, je cite:

[...] Mais cette comparaison est trompeuse du fait d'un manque d'harmonisation des données collectées. Un fait que le très officiel Centre d'Analyse Stratégique (CAS, ex-Commissariat au plan), organisme rattaché au Premier ministre, soulignait dans sa note de veille numéro 37 (PDF). Le CAS explique ainsi que, s'agissant de la France l'OCDE s'appuie sur les données "conformes à la comptabilité nationale" qui ne tiennent pas compte des "heures supplémentaires individuelles et des heures supplémentaires non rémunérées" ... Or ces mêmes heures sont en revanche prises en compte au Royaume-Uni. [...]

En regardant le dernier tableau synthétique (incluant temps partiel et temps effectif) de l'article "Plus d'emplois créés en France qu'en Angleterre en 15 ans" en 2005 il y avait 904.10 millions d'heures effectivement travaillées par semaine en France et 911.90 millions au UK, soit un écart de moins de 1%. Pour référence, le chômage en 2005 est de 9.5% en France et 4.7% au UK (a population très proches), donc un bon facteur deux sur la mesure du chômage a "travail égal", ce qui ne fait qu'abonder sur la faiblesse conceptuelle et l'inutilité pratique de la mesure du chômage tel qu'actuellement défini. Lire aussi "Durée du travail : 32h en angleterre" et relire ce billet.

Comme quoi il faut bien faire attention à la définition des chiffres qu'on met en avant, quand on peut la trouver.

Ajout 20070306 2013 : une discussion sur le même thème dans les commentaires de Market Failure in Everything: The Labor Market Edition chez Mark Thoma, deux documents précisent ce qui est avancé dans ce billet :

The annual hours worked indicator is one of the most widely cited indicators provided by the OECD. The Factbook's comparability note says that "The data are intended for comparisons of trends over time and not yet suitable for inter-country comparisons." This warning is usually ignored. In its original form in the data annex to the annual OECD Employment Outlook, this table includes a warning about comparing levels as well as a great deal of country-by-country notes that assist the data user in assessing comparability among different countries. For example, data for the Netherlands exclude overtime hours--helping to explain the relatively low annual hours for this country. These notes could be attached to the tables in the Internet version of this table. An alternative to the chart for this indicator that is more consistent with the comparability note in the Factbook would be to chart the change in hours worked from 1990 to 2003 for each country rather than the 2003 level for each country."

Ajout 20070318 2355: lire aussi une publication de l'OFCE Combien de temps les Français travaillent-ils ? (PDF) dans le cadre de l'ebook de campagne OFCE

mardi 25 juillet 2006

L'INSEE et les divisions

Les médias se fendent tous d'un petit passage sur une publication de l'INSEE sur les actifs et les personne agées (PDF), avec un résumé et un graphique "menaçant" du ratio actif par personne de plus de 60 ans qui passe de 3 en 1970 a 2.2 en 2005 et 1.4 projeté en 2050. Catastrophe ? Déclinisme ?

On peut découper la population en deux parties : celle qui occupe un emploi rémunéré et dont les membres paient impôts et cotisations, et celle des autres, "inactifs" donc, qui en pratique vivent plus ou moins directement des revenus des actifs et sont donc en quelque sorte "à charge".

Cet article de l'INSEE parle du ratio du nombre des "actifs" sur celui des "inactifs de plus 60 ans" : quid des 0-14 ans, des étudiants et chomeurs en plus des retraités comme personne à charge des personnes employées ? Pourquoi seulement considérer les retraités ? L'argent pour les autres vient de la planète Mars ?

Les 0-14 ans sont passés de 24.9% de la population en 1970 a 18.5% en 2005 soit -6.4%, les 60 ans et plus de 18.0% a 20.7% soit +2.7%. L'évolution du ratio réellement pertinent des employés sur population inactive totale doit lui être bien moins "inquiétant", même en projection. Sans parler des gains de productivité sur les périodes considérées.

Bref, c'est comme pour le chomage, encore un peu d'idéologie.

vendredi 16 juin 2006

La solution au chomage

Colman sur European Tribune écrit un billet Analysing "real" unemployment et pleins de données amusantes surgissent dans la discussion :

Et Inactivity because of illness or disability as a percentage of population in each age group, OECD 2003 :

Bref, je ne sais pas exactement quelles sont les définitions utilisées, mais le moins qu'on puisse dire c'est que les gaulois sont en pleine forme quelque soit la classe d'age ou le sexe vs les pays super forts ou il n'y a pas de chomage.

Dean Baker poste en complément ses impressions des débats OECD récents sur le sujet : Cooking Unemployment Data to Make the U.S. Look Better

J'ai déja abordé cette problématique ici et la.

Toujours pas de statistique de base de qui fait quoi dans une population sans oublier personne, je suis toujours preneur :).

Ajout 20060616 2357: grosse discussion sur Daily Kos, un peu chez Booman, et une variation sur mon dernier billet chez Superfrenchie

Ajout 20060617 0128: aussi chez Marginal Revolution, Truck And Barter, et Stefan Karlsson

Ajout 20060617 2319: chez Tim Worstall

dimanche 23 avril 2006

Les manifestants français sont des dieux en économie

Contrairement aux idées reçues, un billet chez MaxSpeak mentionne un papier intitulé Employment Regulation anf French Unemployment : Were the French Students Right After All? écrit par deux économistes américains tends à prouver le niveau élevé de compréhension des mécanismes économiques par les manifestants français :).

Il y a eu toute une série de billet sur le sujet dans la blogosphère anglophone, par exemple chez Daniel Davies (qui poste aussi sur Crooked Timber), ou par Alex Harrowell qui poste sur A Fistful of Euros, ou encore chez Jerome.

Un rapport de l'OECD donne plein de statistiques intéressantes, en particulier on peut y trouver le taux d'emploi par rapporté à la population des hommes de 25 a 54 ans pages 244 à 246, un petit extrait :

               1990 2001 2002 2003 2004
Canada         86.4 85.3 85.2 85.6 86.0
Denmark        87.4 88.8 88.7 88.0 87.3
France         90.1 88.3 87.6 87.0 86.7
Ireland        80.9 88.7 87.3 87.0 87.6
Netherlands    88.8 92.7 92.0 90.7 90.2
New Zealand    87.4 87.6 88.0 88.1 89.4
United Kingdom 89.5 87.6 87.2 87.6 87.5
United States  89.1 87.9 86.6 85.9 86.3

Cette mesure à l'avantage d'exclure les parties qui dépendent beaucoups de la structure différente des sociétés, par exemples les étudiants (longtemps ou pas), les retraités (système de retraite et pré-retraite), les femmes (dont l'entrée dans le marché du travail progresse et s'interprète différemment suivant les sociétés), et bien sur il est ramené à la population donc personne n'est oublié, comme les gens en prisons. Il manque par contre le temps partiel, les impacts démographiques (entrées a 25 et sorties à 55 ans - mais ça doit se trouver ailleurs), et les personnels qui mettent les gens en prison et les surveillent ce qui est de la vitre brisée chère à Frédéric Bastiat, mais curieusement les indicateurs économiques utilisés habituellement comptent les systèmes répressifs plutôt en positif (chomage, PIB, etc...) et cela n'interesse pas grand monde de corriger.

Au final, ce qui frappe c'est que c'est un indicateur qui donne une vision comparative bien différente de l'état de santé du marché du travail de celle donnée par le taux de chomage tel qu'employé à outrance par la presse et les économistes. Par exemple dans cette tranche de la population les taux de chomage en 2004 sont de 4.6% aux USA et de 7.4% en France, alors que le taux d'emploi est plus élevé en France.

Jerome à Paris cite The Economist:

"The real problem, not just for Italy and France but also for Germany, is that, so far, life has continued to be too good for too many people: there is not yet a general consensus that their economies are in serious trouble. All three have also lacked brave political leaders ready to leap in and explain the case for reform. There is one depressingly certain way to remedy the failings in the core European countries: to bring on a more serious economic crisis. This week will surely have brought that a lot closer."

Et commente :

Yep, the real problem for people like the Economist editorialists is that life is too good in Europe.

Idéologie en action...

Ajout 20060428 2150 : un billet avec un joli graphique chez General Glut qui aussi regarde autre chose que le chomage pour évaluer le marché de l'emploi.

Ajout 20060430 2147 : un article de l'IHT intitulé Why Europe should reject U.S. market capitalism prends une position similaire à celle du papier cité.

mercredi 12 avril 2006

Les jeunes français en rêvent, les anglais le font !

Les 25% des jeunes français au chomage a fait le tour de la blogosphère. Tous les jeunes français sont prêts à refuser des boulots dans le privé pour devenir fonctionnaire fait aussi un joli score.

Après la production d'handicapés, les anglais nous surprennent encore :

Plus de détails chez Jerome.

Note : pour la production d'handicapé j'attends la confirmation d'Olivier Bouba-Olga.

Ajout 20060412 0917: chomage, comparaisons internationales et un regard lucide chez Olivier Bouba-Olga

dimanche 9 avril 2006

Destruction et création d'emplois

En réponse à ma remarque sur les créations destructions d'emploi Alexandre Delaigue écrit :

La proportion de créations/destructions d'emploi par rapport à l'emploi total est la même partout, soit à peu près 15% par an. Faut pas surinterpréter des posts de blog déjà eux-mêmes très surinterprétés...

Pourtant un papier de 1994 (tableau page 22) et un plus récent de 2004 (graphique page 57, pour entreprises de plus de 20 employés sur les "années 1990"), qui cite les données détaillées de ce papier de l'ECB (voir en particulier les commentaires pages 18-19) montrent des valeurs qui s'éloignent beaucoups des 15% "uniformes", les chiffres se promènent plutot entre 5 et 20%.

Les auteurs se plaignent de données difficiles à uniformiser (surtout la couverture), mais à priori la mesure "brute" devrait être moins sujette à manipulation que celle du chomage. Je n'ai pas vu mentionné non plus les réallocations internes dans les grands groupes (qui ont plusieurs activités ou spécialisations) qui sont une réalité, et sans doute difficile à mesurer et réduisant la pertinence des chiffres sur les changements d'employeur.

Ceci étant dit, est-ce qu'un taux plus elevé est une bonne chose ?

Au passage, mon impression tirées des lectures de ces papiers (et de bien d'autres), est qu'on est très loin de pouvoir estimer ou prévoir les impacts des différents facteurs sur le marché du travail.

J'ai en particulier beaucoup de mal à croire que la "fléxibilité" soit véritablement pertinente, ou du moins tant qu'elle n'est que dans le sens du licenciement facile pour l'employeur - à ce sujet je pense qu'il n'y a pas vraiment de problème en France, juste de la mauvaise volonté dans certains cas de dégradation des relations employeurs-employés - sans contrepartie aucune pour les employés.

Ces contreparties pourraient être par exemple :

  • un droit aux allocations lors d'une démission (eventuellement réduits, limités a X tous les Y ans, par secteur)
  • des facilités sur le changement de logement (les droits de mutation immobiliers sont très élevés en France)
  • une limitation plus grande des clauses de non concurrence s'imposant aux employés (par exemple il n'y a pas de clause de ce type dans les conventions collective banque)

Qu'en pensez-vous ?

dimanche 19 février 2006

Chomage et économétrie

Au cours de mon exploration de la blogosphère politique et économique (plus quelques lectures de papiers d'économiste), ma confiance en la valeur de la mesure du chomage - telle qu'elle est pratiquée actuellement - comme indicateur utile est tombée à zéro. Voici pourquoi :

Pour commencer, sur le blog themix sur Alternet la mise en évidence d'un rapport intéressant (PDF) des économistes du CEPR :

The study assessed employment rates among non-responders by comparing employment rates in the CPS with employment rates in the 2000 Census. In 2000, 8 percent of the population did not respond to the CPS. In contrast, only 2 percent did not respond to the 2000 Census. After adjusting for the errors in reported employment in the Census data (and excluding the prison population), the study found that employment rates were 1.4 percent lower overall in the Census than in the CPS.

The study also found that the CPS overstates employment rates for blacks by about 2 percentage points, with the gap for younger black men as high as 8 percentage points. The CPS also appears to be overstating employment rates of younger Hispanic women by about the same margin, and younger Hispanic men by 3 to 6 percentage points.

A new report PDF by economists John Schmitt and Dean Baker at the Center for Economic Policy Research suggests that the CPS may be skewing the employment picture:

Bref, un biais statistique de débutant, à ce niveau la, les économistes qui publient toujours ces chiffres ne devraient quand même pas faire des erreurs de ce type. Quelques réactions peuvent se lire sur MaxSpeak.

Sur le blog Big Picture, croquis d'Amérique, un billet commentant un article de Paul Krugman a amené Superfrenchie à rappeller aussi l'impact de la situation carcérale sur le chomage dans certains pays :

Tom: "le chomage aux US avoisine 3%"

BS. D'abord il est a 5.5% officiellement, pas 3%. Ensuite, il faut savoir qu'il y a 2.1 millions d'americains en prison, soit 1 americain sur 138 ou 726 sur 100,000. En France, le taux est 8 fois moins (91 sur 100,000). D'apres certaines etudes, si l'on ajoute tous les emplois autour de ces prisonniers (gardiens, nourriture, etc...), le taux de chomage monterait de presque 2% si le systeme carceral etait au meme taux que la France.

Maintenant si on rajoute le fait que le "long term unemployment" n'est pas compte aux US alors qu'il est compte en France, on arrive a des taux qui sont en fait tres proches. Cette soi-disant difference et un mythe.

De plus, le systeme carceral coute $22,000 par an par prisonnier aux contribuables americains (soit 57 milliards de dollars). Ca aussi ca fait partie du cout de la vie!

Je rajouterai que ces $22,000 créent aussi des emplois de gardiens, de policiers, de juges, d'avocats qui eux même font diminuer le chomage ! Alors que tout ça ce n'est que de la fenêtre cassée chère à Frédéric Bastiat ...

Au passage l'exclusion abusive du droit au vote des condamnés est aussi inquiétante d'un point de vue démocratique.

Vonric a abordé en aout dernier la comparaison des chiffres entre le Royaume-Uni et la France et lui aussi mets en évidence le jeu des statistiques et cite un article du Monde Diplomatique sur le sujet.

La même comparaison a aussi été abordée plus récemment par Verel.

Enfin Ceteris Paribus exprime encore une fois ses doutes sur l'évolution du chomage en France. Il utilise pour cela des données plus fiables sur la population employée (il faudrait pour vraiment bien faire le tour du sujet classer par age, par durée de travail et mettre la pyramide des ages).

Les ordres de grandeurs de tous ces effets ne sont clairement plus de l'ordre du secondaire sur la mesure en comparaison entre les pays ou même en temporel dans un même pays.

Je ne vois vraiment plus dans quel contexte on peut citer utilement les chiffres du chomage à part pour mesurer l'efficacité du gouvernement ou de l'organisme qui produit la mesure à la vider de son sens "entendu" par des pratiques à la limite de l'honnêteté (ou au dela...) et qui biaisent la mesure même pour une simple analyse temporelle (en effet il est probable que ces méthodes de "triche" évoluent dans le temps).

Il faut revenir a des définitions moins subjectives en partant des chiffres de la population par age et bien montrer pour toute étude la répartition complète par catégorie : handicapé, indemnisé, pas indemnisé, RMI, préretraite, en prison, fonctionnaire, emploi aidé, pas compté pour raison quelconque, et enfin le subjectif parmis les inactifs déclare chercher depuis X temps, a abandonné les recherches à telle date.

Qu'en pensez-vous ?